Se former / financer· par Valérie Mancini

Formation SketchUp individuelle ou en groupe : ce que ça change concrètement

Le groupe a une énergie et un prix ; l'individuel a votre projet et votre rythme. Aucun des deux n'est meilleur dans l'absolu. Voici ce que j'observe des deux côtés, une séance individuelle racontée minute par minute, et la question à se poser pour choisir.

Valérie Mancini, formatrice SketchUp de MAVA Formation

Une formation SketchUp en groupe apporte une dynamique, un programme commun et un coût partagé ; une formation SketchUp individuelle permet de travailler sur vos propres projets, à votre rythme, avec un geste corrigé à l'instant où vous le faites. Le groupe convient à qui découvre ; l'individuel à qui doit produire vite un résultat présentable à un client. J'ai animé les deux, et je n'en cache aucun défaut.

Ce qu'un groupe apporte, et à qui

Je ne dirai jamais que le groupe est un mauvais format. Une salle virtuelle avec six ou huit personnes qui découvrent le même outil a une énergie propre : les questions de l'un servent à l'autre, on voit qu'on n'est pas seul à bloquer sur les faces manquantes, et le programme avance parce qu'il est fixé d'avance. Le coût par participant est plus bas, ce qui compte pour une personne qui finance seule sa formation.

Le groupe convient bien à trois profils : la personne qui découvre la 3D et veut d'abord comprendre ce que c'est ; l'équipe d'une même entreprise qui doit adopter une méthode commune ; et ceux qui apprennent mieux en observant les autres avant d'essayer.

Ses limites sont tout aussi nettes. Le programme est le même pour tous, donc il ne peut pas être celui de chacun. Le rythme est celui du groupe : trop lent pour l'un, trop rapide pour l'autre. Et surtout, l'exercice est un exercice. On modélise la cuisine du support de cours, pas la cuisine de votre client de la semaine prochaine.

Une séance individuelle, minute par minute

Voici à quoi ressemble une séance de deux heures avec moi, en visioconférence, telle que je la mène.

Les dix premières minutes servent à reprendre là où l'on s'est arrêté. Vous partagez votre écran, vous ouvrez le fichier sur lequel vous avez travaillé entre les deux séances, et je regarde ce qui a bougé. C'est souvent là que je repère la mauvaise habitude qui s'est installée : un groupe oublié, une cote estimée.

Vient ensuite le geste du jour. Un seul, choisi en fonction de votre projet : percer des ouvertures, construire une bibliothèque sur mesure, régler les ombres, préparer une planche. Je le montre sur mon écran, lentement, en expliquant ce que je regarde et pourquoi. Puis vous le refaites sur le vôtre, pendant que je vous regarde faire. Je ne prends la main que si vous êtes vraiment bloqué : c'est votre souris qui doit apprendre, pas la mienne.

La plus grande partie de la séance, une bonne heure, se passe sur votre projet. Pas un exercice : le salon de votre cliente, la vitrine de votre boutique, le jardin de votre voisin. On applique le geste du jour à un cas réel, avec ses cotes bizarres et ses contraintes. C'est là qu'on apprend, parce que rien ne se passe jamais comme dans le support de cours.

Les dernières minutes servent à fixer le travail à faire avant la prochaine séance et à noter ce qu'on a vu. Vous recevez ensuite un récapitulatif écrit : le geste, les raccourcis, le point à vérifier dans votre modèle.

Travailler sur vos projets plutôt que sur des exercices

C'est la différence qui pèse le plus lourd, plus que le nombre de participants. Quand vous modélisez votre propre projet client pendant la formation, vous produisez quelque chose que vous allez utiliser. La séance n'est pas un temps pris sur votre activité ; elle en fait partie. Beaucoup de mes élèves présentent leur premier rendu 3D à un client réel avant la fin du parcours, parce que ce rendu était le support de la formation elle-même.

Cela change aussi la nature des questions. En groupe, on demande « à quoi sert cet outil ? ». En individuel, on demande « comment je fais pour que cette cloison en biais rejoigne ce mur ? ». La seconde question est plus difficile et beaucoup plus utile.

Le rythme : deux heures par semaine ou une journée entière ?

Sur ce point, mon avis est net. Une journée complète de SketchUp, c'est trop pour un cerveau qui découvre. Les trois dernières heures ne rentrent pas. Je préfère des séances de deux heures, espacées d'une semaine environ, avec un travail personnel entre les deux. Le geste appris le lundi est répété le mercredi sur votre projet, et consolidé le lundi suivant quand on le reprend ensemble.

Ce rythme suppose que vous pratiquiez entre les séances. Une heure ou deux suffisent, mais elles sont nécessaires. Une personne qui ne peut absolument pas dégager ce temps aura parfois plus de résultats en groupe, où tout se fait pendant les heures prévues.

Comment savoir quel format vous convient

Une seule question tranche la plupart des cas : avez-vous un projet réel à produire dans les trois mois ? Si oui, l'individuel s'impose, parce que ce projet devient votre programme et que le temps de formation est directement du temps de production. Si vous êtes en découverte, sans échéance, ou si vous formez une équipe entière à une méthode commune, le groupe est un bon point de départ.

La question du financement se pose ensuite, pas avant : selon votre situation, une prise en charge par un OPCO, par votre employeur ou un financement personnel sont possibles, et la décision revient toujours au financeur. Je préfère qu'on parle d'abord du projet, puis du format, puis des moyens.

Si vous voulez voir en détail comment je travaille en individuel et à distance, la page méthode décrit le déroulé complet. Le catalogue des parcours présente les formats existants, et le test de niveau vous indique en trois minutes par où commencer. Pour une question précise sur votre cas, écrivez-moi : je réponds moi-même.

Questions d'élèves

Les questions que l'on me pose sur ce sujet

Peut-on apporter son propre projet en formation ?
Oui, c'est même le principe des séances individuelles : le projet de votre client en cours sert de support. Vous apprenez chaque geste sur un cas qui vous concerne, et vous repartez avec un travail utilisable, pas avec un exercice.
Comment se passe une séance à distance ?
En visioconférence, avec partage d'écran dans les deux sens. Je montre le geste sur mon écran, vous le refaites sur le vôtre pendant que je vous regarde faire, et je peux prendre la main sur votre poste si vous êtes bloqué. Un écran, une souris et une connexion correcte suffisent.
Que se passe-t-il si je rate une séance ?
En individuel, on la déplace : il n'y a pas de groupe à attendre ni à rattraper. C'est un des avantages concrets du format pour les professionnels dont l'agenda dépend des chantiers et des clients.
Le groupe est-il moins cher que l'individuel ?
Par participant, oui, puisque le temps de la formatrice est partagé. Mais l'individuel produit pendant la formation un travail que vous facturez ensuite ; le calcul dépend donc de votre situation et de votre échéance, pas seulement du tarif affiché.

Passer à la pratique

Trois minutes pour savoir où vous en êtes : le test de niveau vous recommande le bon parcours, et la première leçon est offerte.

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